Extraordinaire

Génial.
Vraiment génial, un Joker frappadingue, complètement dément, mais tellement drôle à certains passage, c'était réellement 2h27 de pur bonheur. La scène de braquage au debut du film est époustouflante.
A la fin, une fois le nom des protagoniste présenté, il y a un hommage à Heath, lui dédiant le film. Touchant.
Extraordinaire

# Posté le jeudi 14 août 2008 12:40

Modifié le samedi 16 août 2008 18:05

L'épisode le plus sombre et le plus réaliste de la saga "Batman". Avec Heath Ledger éblouissant en Joker.

L'épisode le plus sombre et le plus réaliste de la saga "Batman". Avec Heath Ledger éblouissant en Joker.
THE DARK KNIGHT
de Christopher Nolan

L'usage veut que l'on relègue les observations sur les acteurs à la fin des critiques. La prodigieuse performance de feu de Heath Ledger dans le rôle du Joker invite pourtant à renverser la convention. Il est impossible de ne pas voir, dans les sixième et mortifères aventures de Batman au cinéma, le tombeau d'un acteur surdoué en même temps qu'un émouvant (auto)éloge funèbre. La très honnête prestation de Christian Bale dans le rôle du Chevalier Noir n'est pas en cause: Heath Ledger crève littéralement l'écran et envoie dans les cordes le clown Nicholson, mythique Joker du premier Batman du Tim Burton.
Avec ses cicatrices boursouflées et son maquillage à la truelle, bavant comme celui d'un travelo à 8 heures du matin, son look débraillé inspiré de Sid Vicious et son regard de psycopathe digne de l'Alex D'Orange Mécanique, Heath Ledger compose un inoubliable Joker punk et sadomaso dont chaque apparition glace le sang. Il constitue en cela la première et meilleure surprise du film de Nolan, dont le précédent, Batman Begins, nous avait laisser quelque peu sur notre faim.
Avec The Dark Knight, Christopher Nolan et son frère Jonathan ont écrit l'épisode le plus sombre et le plus péssimiste de la saga, plus proche dans l'esprit de la noirceur burtonienne (Batman, 1989 et Batman, le défi, 1992) que de la lourdingue parenthèse queer de Joel Shumacher, qui éclairait le mythe à travers l'homosexualité latente, dejà suggèrer par la BD dans les années 60, de l'homme chauve-souris et de son jeune page (Batman Forever, 1995 et Batman et Robin, 1997). Au gothique cartoonesque de Tim Burton, Nolan préfère néanmoins le réalisme postmoderne des thrillers urbain de Michael Mann -- l'époustouflante première scène de braquage est un hommage limpide à Heat. Le réalisateur de Momento prolonge aussi la réflexion de l' oeuvre dans les récent films de superhéros, qui sont, à l'image de ce poivrot de Hancock, fatigués. Fatigués de sauver le monde. Fatigués de faire bonne figure. Et surtout fatigués de rendre des compte à la société. Le play-boy milliardaire Bruce Wayne aimerait lui aussi raccrocher les gants pour mener une vie normale auprès de sa chère Rachel Dawes (Maggie Gyllenhaal), son amour impossible. Agacé d'être considéré comme un justicier par les habitants de Gotham City, Bruce passerait volontier la main et le costume noir au procureur général Harvey Dent (Aaron Eckhart). Confronté à sa propre célébrité, notament via une vague d'immitateurs capés, Batman reprend du service à contrecoeur quand le Joker s'associe à la pègre pour replonger Gotham dans dans le chaos.
Depuis ce jour funeste où les tours de Manhattan ont été frappées par Al-Qaida, le moindre film américain comportant un plan de gratte-ciel et des personnages en deuil se voit associer le qualifiquatif tarte à la crème de "post-11 Septembre". Ici, au moins, la formule est approprié. L'équipement high-tech du héros se rapproche de celui des millitaires. Fini la combinaison moulante en latex, place à la cuirasse mate et articulé comme les gilets pare-balles des GI. La Batbike tient plus du blindé que de la motocyclette. Et sur l'affiche, la fameuse ombre portée de l'homme chauve-souris se découpe au sommet d'une tour en flammes...
Ce douloureux retour du reél au sein du plus gros blockbuster de l'été (record de fréquentation battus outre-Atlantique) est la preuve que le cinéma manufacturé n'est pas condamné au Happy End. En endossant les crimes de l'irréprochable procureur devenu le vil Double Face après avoir été défiguré par le Joker, Batman découvre en même temps la liberté et l'opprobre. Un ultime sacrifice qui fait écho à la magnifique prémonition de Double Face: "Mourir en héros, ou vivre assez longtemps pour se voir devenir un méchant." Trafiquer la vériter pour assurer la paix. Sacrifier l'histoire sur l'autel de l'opinion... John Ford avait déjà stigmatisé cette vielle marotte américaine dans L'Homme Qui Tua Liberty Valance: "Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimer la légende."


Télérama, n°3056-3057, 9-22 Aout

# Posté le dimanche 10 août 2008 08:01

Modifié le dimanche 10 août 2008 09:33

Critiqu' ation

Critiqu' ation
La Bonne Surprise

Le Dernier Tour De Piste De Heath LEDGER

On craignait d'être déçu par l'ultime rôle de Heath Ledger, L'acteur de "Brokeback Mountain" décédé juste après le tournage des nouvelles aventures de Batman, "The Dark Knight". Pire, de voir sa mort comme bonus marketing. Erreur. Son interpretation du Joker, foudroyante, écrase largement celle de Jack Nicholson. On parle d'un Oscar posthume.

Biba, n°343,Septembre 2008



On Joue La Carte Du ... Joker

Machiavélique, émouvant, désespéré. Dans le nouveau "Batman" c'est le Joker qu'on adore.

En dandy pathétique, sa bouche barré d'une sale cicatrice et son beau visage recouvert d'un répugnant maquillage de clown, Heath Ledger nous impressionne pour son dernier rôle dans lequel il s'est tellement investi avnt sa mort en janvier dernier. Après l'avoir injustement privé de récompense pour sa prestation en cow-boy amoureux dans "Le Secret De Brokeback Mountain", les Oscar lui decerneront-ils un hommage posthume pour"The Dark Knight" ?
En tout cas, le Joker, antihéros completement timbré détruisant les êtres et corompant les âmes, nous épate au moins autant que le justicier au oreilles pointues, Christian Bale tout de même! Il n'est pas néssecaire d'avoir vu le chapitre précédent, "Batman Begins", pour suivre les nouvelles aventures de l'homme chave-souris qui aide la police à lutter contre la pègre. Tout ce petit monde se poursuis et se tire dessus avec un arsenal et une technologie impressionnants. On est certe beaucoup plus dans le puissance que dans la finesse, mais spectacle!

Elle, n°3267, 9 Aout

# Posté le samedi 09 août 2008 08:28

La tête dans les étoiles





Créatrice de merveilles

# Posté le lundi 21 juillet 2008 19:18

Modifié le samedi 09 août 2008 08:37

I'm Not There



Le plus grand



Chanteur

Agitateur

Poète

Artiste

Rebel

Génie



De Tout Les Temps
I'm Not There

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 11:25